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Pétition de soutien à Jessica et Virginie Formulaire
de signature de cette pétition en bas de page Deux
lesbiennes insultées à répétition et prises pour cibles par un groupe
de jeunes Deux
jeunes lesbiennes du centre-ville de Segré (Maine-et-Loire) sont victimes
depuis de nombreux mois d'insultes lesbophobes
de
la part d'un groupe d'une vingtaine de jeunes entre 17 et 21 ans. A deux
reprises, l'un d'entre eux a tiré en leur direction avec des balles à
blanc. Quazar, le Centre lesbien, gay, bi et trans d'Angers, leur apporte tout son soutien et dénonce avec la plus grande véhémence l'inaction des pouvoirs publics locaux pour faire cesser ces agressions à caractère répété. Quazar appelle toutes les citoyennes, les citoyens, les partis, les syndicats, les associations LGBT et de femmes :
Nous signataires de cette pétition exigeons que Laurent Olivier, sous-préfet de Segré, s'engage dans cette lutte. Nous dénonçons l'attitude de ce représentant de l'État qui a déclaré aux deux jeunes femmes qu'il «gardait un œil sur le dossier» mais qu'il ne pouvait rien faire parce que «cette bande de jeunes se trouvait sur un lieu public». Nous
sommes atterrés par cette réponse à la détresse des deux jeunes
femmes, d'autant plus que nous rappelons que ce haut magistrat a été
nommé par Marc Cabane, préfet de Maine-et-Loire, responsable de la
COPEC, Commission pour l'égalité des chances, justement en charge de la
lutte contre des discriminations ! Nous
signataires de cette pétition exigeons que Gilles Grimaud, maire de Segré,
qui avait superbement ignoré les victimes qui lui avait écrit en août
2008 suite aux premières agressions, use de son pouvoir de police local
pour assurer la tranquillité des deux jeunes femmes. S'il a bien voulu
recevoir les deux jeunes femmes vendredi 12 juin, à 17h30, c'est
uniquement en raison de la reprise de l'information par le Courrier de
l'Ouest. Nous signataires de cette pétition exigeons que la gendarmerie locale cesse son double jeu, entre les paroles engagées et sincères de son capitaine et l'attitude de ses subalternes. Comme un adjudant et une gendarmette, qui, récemment, témoins à quelques mètres du théâtre des faits d'insultes ne sont pas intervenus. Pareillement, lorsque les deux femmes ont appelé la gendarmerie suite à la violation de leur domicile par un de ces jeunes, elles se sont entendues répondre qu'«elles n'avaient qu'à fermer leur porte à clef», avant de se faire raccrocher au nez. Inacceptable.
N'attendons pas que ces jeunes, pour qui le sexe est un enjeu de domination, soient les futurs maris qui insultent et battent les femmes. Rappelons qu'en France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son mari ou de son compagnon. N'attendons pas un drame pour agir ! Nous signataires de cette pétition exigeons des mesures de protection immédiates des forces de l'ordre nationales et municipales en faveur des deux jeunes lesbiennes de Segré, la poursuite sans faillir de ces jeunes et des mesures éducatives, voire répressives, exemplaires envers ces jeunes lesbophobes à qui il est plus que temps d'apprendre le respect et l'égalité des droits des femmes et des lesbiennes. Le sexisme et la lesbophobie, au même titre que toutes les autres discriminations sont des fléaux sociaux qui ne passeront pas à Segré !
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